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Territoire
La municipalité de Portneuf-sur-Mer
(latitude : 48 degrés et 37 minutes nord, longitude : 69
degrés et 6 minutes ouest) est située à approximativement
300 kilomètres à l’est de la ville de Québec et à 17
kilomètres à l’ouest de Forestville. Au plan administratif,
le village fait partie de la circonscription électorale de
René-Lévesque, une constituante de la région administrative
gouvernementale de la Côte-Nord.
Selon l’ouvrage Paysages régionaux du
Québec méridional, Portneuf-sur-Mer se situe, au niveau
de l’unité de paysage régional de Forestville, c’est-à-dire
que la localité se retrouve au niveau de la mince bande
littorale située entre le fleuve Saint-Laurent et les
premiers contreforts du Bouclier canadien. L’altitude
moyenne y est de 78 mètres, alors que la pente moyenne se
situe à 5% environ. Encore d’après cet ouvrage, ce
territoire est forestier à 96%, urbain à 3% et agricole à 1
%.
Le banc de sable
Le banc de sable constitue le principal
élément bio-géographique caractérisant la municipalité de
Portneuf-sur-Mer. D’après NATURAM, la barre de sable a été
formée par l’action des courants et des vagues des milieux
marin et fluvial qui façonnent constamment son faciès. Il
s’étend aujourd’hui sur une distance de plus de 4,5
kilomètres et est large d’environ 250 mètres. Selon les
études consultées, il s’agit d’une formation unique à
l’échelle du Saint-Laurent. Il constitue une aire de repos
et d’alimentation importante pour des milliers d’oiseaux.
D’après le plan de protection et de mise en
valeur du banc de Portneuf, il est constitué de la barre de
sable comme telle, incluant les 3 îlots boisés; du marais
salé situé entre la barre de sable et le littoral; du marais
salé situé sur la rive gauche de la rivière; de la pointe
des Fortin; du milieu estuarien, jusqu’à la route 138
(limite amont); du milieu maritime entourant la barre de
sable et la pointe des Fortin et de la zone littorale
urbanisée à l’ouest de la rivière Portneuf. Selon les études
scientifiques, ces composantes biophysiques sont intimement
liées entre elles et font partie d’un seul et même
écosystème.
De plus, l’environnement maritime du banc est
également un lieu de rassemblement important pour plusieurs
espèces de mammifères marins. La partie ouest du banc de
Portneuf abrite également un banc coquillier de 9,6 km
carrés, occupé principalement par la mye commune.
La rivière Portneuf
La rivière Portneuf, l’un des principaux
cours d’eau de la MRC, coule sur plus de 180 kilomètres
et draine un bassin versant imposant (2 642 kilomètres
carrés). Son débit moyen annuel à l’embouchure est de 2
mètres cubes par seconde.
Climatologie
L’Édition 2002 du Québec statistique
nous apprend l’existence d’une station météorologique au
niveau de la MRC de la Haute-Côte-Nord, elle est localisée à
Tadoussac. La température annuelle moyenne de la région est
de 2,5 degrés Celsius. La longueur de la saison de
croissance végétale varie quant à elle de 150 à 160 jours.
Pour la période s’étalant de 1961 à 1990, les précipitations
annuelles moyennes se répartissaient de la manière
suivante : pluie (91 jours de précipitation pour un total de
691,5 mm), neige (46 jours de précipitation totalisant 310,1
mm), pour un grand total de 998,5 mm. La température moyenne
du mois de janvier est de - 12,5 degrés Celsius alors que
celle du mois de juillet atteint les 16,9 degrés Celsius.
Les extrêmes minimum et maximum sont de -37,2 degrés Celsius
et 35,6 degrés Celsius.
La flore
La région est comprise dans le domaine
bioclimatique de la sapinière à bouleau blanc. D’après Le
Québec statistique Édition 2002, la sapinière à
bouleau blanc s’étend d’ouest en est entre les 48e
et 50e parallèles. La sapinière étant une forêt
mixte qui suit la côte sur quelques dizaines de kilomètres
de largeur, entre la rivière Saguenay et La Tabatière
incluant l’île d’Anticosti. La forêt est surtout composée de
sapin baumier, de bouleau à papier, d’épinette blanche et
parfois de pin blanc. On retrouve aussi au niveau de la MRC
de La Haute Côte-Nord, des pins gris et des peupliers
faux-trembles.
La faune
D’après une étude de NATURAM, une firme spécialisée oeuvrant
dans le domaine des sciences naturelles, quatorze espèces de
poissons fréquentent la partie avale de l’estuaire de la
rivière Portneuf ainsi que le milieu limitrophe du banc de
Portneuf.
Nous retrouvons au pied du barrage
hydroélectrique de PN-1, une section d’eau douce de faible
dimension qui abrite un site de fraie de l’Éperlan
arc-en-ciel. Le Capelan fraie sur le banc de Portneuf vers
la fin de mai.
Selon une étude scientifique dans les Zones
importantes pour la conservation des oiseaux au Canada
(ZICO) du banc de Portneuf, on y a dénombré quelque 14 770
oiseaux appartenant à 16 espèces différentes lors d’un
inventaire réalisé à l’automne 1990.
Source :
Diagnostic territorial prospectif, Rapport préliminaire,
UQAR, Avril 2007 |